Jeudi 19 mai

Nantes

Rue Henri IV et place de la Duchesse-Anne — Des syn­di­ca­listes de Soli­daires, ten­tant de négo­cier le pas­sage de leur cor­tège, sont aspergés de gaz simul­ta­né­ment aux som­ma­tions d’usage. Des gre­nades lacry­mo­gènes sont lan­cées à tir tendu. Le blouson d’une femme por­tant la ban­de­role de tête est brûlé en trois points par les mises à feu des palets des lacry­mo­gènes.
 – Source : témoi­gnage de Laurie Tis­sière recueilli par Repor­terre et obser­va­tion par Repor­terre.


Rue Lamo­ri­cière — La police bloque les deux accès de la rue. Une bonne ving­taine de per­sonnes arrê­tées. Aucune résis­tance, per­sonne ne bouge ni ne pro­teste dans cette nasse bien fermée. Avant les contrôles d’identité, la BAC veut faire asseoir tout le monde de force contre les vitrines d’un pres­sing, un salon de coif­fure et une laverie auto­ma­tique. Comme ça ne va pas assez vite à ses yeux, un poli­cier frappe à coups de matraque sur les genoux.
 – Source : obser­va­tion Repor­terre.


Rue Anizon — Un groupe de poli­ciers débouche en cou­rant d’une rue mon­tante, sur­pre­nant les mani­fes­tants qui refluent par une rue à l’arrière de la place. Les mani­fes­tants pour­chassés s’engouffrent en cou­rant et tournent donc le dos à la charge des poli­ciers. Un poli­cier se décale du groupe com­pact formé par les bou­cliers et lance une gre­nade de désen­cer­cle­ment dans un geste ample, en cloche longue, comme un joueur de pétanque cher­chant à viser loin. La gre­nade explose à trois mètres devant le Repor­terre à, pré­sent au bord du trot­toir sur le côté de la rue. Un éclat le touche au-dessus de la cein­ture. Le blouson de cuir amortit l’impact. Un héma­tome est formé, qui sub­siste pen­dant quinze jours.
 – Source : obser­va­tion du Repor­terre.


Lyon


Rennes

Une ten­ta­tive de sabo­tage du métro a eu lieu le matin dans six sta­tions dif­fé­rentes. Dix-neuf per­sonnes ont été inter­pel­lées et pla­cées en garde à vue. Dans la foulée, per­qui­si­tion au local de Soli­daires.