Jeudi 23 juin

Dixième journée de mobi­li­sa­tion. Paris est une nasse !

Paris

Mani­fes­ta­tion d’abord inter­dite, puis auto­risée mais sous haute sur­veillance, en fait le quar­tier de la place de la Bas­tuille est devenue une énorme nasse sous contrôle poli­cier.

La Com­pa­gnie de sécu­ri­sa­tion et d’intervention (moto), il suffit de rajouter un type à l’arrière et ça devient les « vol­ti­geurs » de 1986… A noter sur l’une des photos (voir le zoom) que l’un des poli­ciers porte un bien étrange écusson, dont le sym­bole res­semble à une rune SS ou encore aux trois 7 des par­ti­sans de l’Apartheid sud-afri­cain.

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Mani­fes­ta­tion sau­vage
Après le cor­tège pari­sien entiè­re­ment nassé à Bas­tille, en début de soirée une mani­fes­ta­tion sau­vage part de la place de la Répu­blique pour se rendre à Bel­le­ville. Jeu de cache-cache avec la police du petit cor­tège. Au bout d’une heure, la police se lance dans une chasse débridée aux mani­fes­tants dans tous le quar­tier.

« A l’angle des rues Saint-Maur et Ober­kampf, Sébas­tien, fon­da­teur de la com­mis­sion SDF-Nomades à la Nuit Debout depuis le début du mou­ve­ment, qui cou­rait en queue de mani­fes­ta­tion à cause de son sac à dos, est visé par un CRS (…). Plu­sieurs coups de matraque à la tête et il s’effondre. Incons­cient. Il recevra encore plu­sieurs coups aux jambes et dans le dos, ainsi qu’un sévère coup de pied de la part d’un deuxième CRS quelques secondes plus tard, comme l’attestent les vidéos tour­nées par des mani­fes­tants et des jour­na­listes indé­pen­dants. » Source Gazette debout.

Bilan : une frac­ture au nez, sept points de suture sur la partie supé­rieure du crâne, une entorse au genou gauche avec une dou­leur allant du genou à la che­ville et un trau­ma­tisme crâ­nien à la zone H4 qui le rend par­ti­cu­liè­re­ment vul­né­rable. D’après l’hôpital, il lui faudra six mois à un an pour se remettre.

Un compte-rendu de la mani­fes­ta­tion sau­vage partie de Bel­le­ville a été publié par la Gazette debout.


Bayonne

Tabas­sage d’un mili­tant anti-Loi Tra­vail
Une cin­quan­taine de mili­tant-e-s du Col­lectif Jusqu’au Retrait ont mené une action à la sous-pré­fec­ture de Bayonne. Il s’agissait de dénoncer la loi tra­vail et les ten­ta­tives du gou­ver­ne­ment d’interdire les mani­fes­ta­tions syn­di­cales. La police avait clos les entrées de la sous-pré­fec­ture pour empê­cher une occu­pa­tion du bâti­ment. Mais cinq mili­tants de l’association Bizi ont réussi à péné­trer dedans, et ont arboré des pan­neaux anti-Loi Tra­vail pen­dant prés d’un quart d’heure à l’intérieur. La police est inter­venue pour les arrêter et les a traînés sur le sol.

« Par contre, une fois à l’abri du regard des jour­na­listes, dans un cou­loir de la sous-pré­fec­ture, la police a couché, ventre et visage face au sol, un des cinq mili­tants, Txetx Etche­verry, qui est un des prin­ci­paux ani­ma­teurs de Bizi.
Il a alors subi un pas­sage à tabac en règle de la part d’un des poli­ciers (que Txetx ne connait pas) qui s’en pre­nait per­son­nel­le­ment à lui, en l’appelant Txetx et en lui disant « tu nous emmerdes, on en a marre de toi », etc. Le poli­cier a donné de nom­breux coups de matraque sur le dos et les jambes de Txetx, et alors que ce der­nier était menotté dans le dos et tou­jours couché face au sol, et lui a infligé deux vio­lents coups de ran­gers dans le visage. »

 – Extrait du site Bizi


Gre­noble