Nous condamnons les violences policières

L’intersyndical de l’enseignement supé­rieur et de la recherche condamne les vio­lences poli­cières contre les lycéens et les étu­diants à l’occasion de la journée d’action du 17 mars et demande la libé­ra­tion de toutEs les inter­pel­léEs

Les orga­ni­sa­tions sous signées condamnent fer­me­ment les vio­lences poli­cières qui se sont exer­cées contre les lycéens et les étu­diants notam­ment, à l’occasion de la journée natio­nale du 17 mars : le matra­quage de lycéens et d’étudiants sur le campus de l’Université de Stras­bourg ainsi que sur celui de Metz, l’arrestation mus­clée d’un étu­diant dans les locaux de l’université Lyon 2, charges vio­lentes des CRS à Rennes, les pro­vo­ca­tions poli­cières contre les cor­tèges de lycéens à Mar­seille, l’évacuation d’un amphi­théâtre et la dis­per­sion à coups de matraques et de gaz lacry­mo­gènes d’une AG d’étudiants par 300 CRS au sein même de l’université Tol­biac à la demande du pré­sident de Paris 1.

Elles rap­pellent leur atta­che­ment au droit de réunion et condamnent les fer­me­tures admi­nis­tra­tives pré­ven­tives de sites uni­ver­si­taires qui nour­rissent les ten­sions. Elles appellent à la res­pon­sa­bi­lité col­lec­tive de tous pour assurer que les droits fon­da­men­taux de se réunir et mani­fester soient garantis en même temps que la sécu­rité des biens et des per­sonnes. Les déci­sions uni­la­té­rales de fer­me­ture admi­nis­tra­tive qui ont été déci­dées ne sont pas la bonne solu­tion : au contraire, les uni­ver­sités doivent rester des espaces de débats démo­cra­tiques et de liberté.

Elles exigent la libé­ra­tion immé­diate et l’arrêt des pour­suites contre tous les mani­fes­tants inter­pellés

CGT (SNTRS, CGT-FERC Sup, CGT-INRA), FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP), SNPREES-FO, Sud Edu­ca­tion, SUD Recherche EPST, UNEF, Soli­daires étu­diant-e-s, SLU