Non à la violence à l'encontre des élèves

Les parents ∆“élèves de la FCPE s’insurgent contre la vio­lence au lycée, et dénoncent le fait que les lycéennes et lycéens ait fait « l’objet de coups, tabas­sages, insultes, humi­lia­tions, de la part des forces de l’ordre »

Pour la liberté d’étudier ou de mani­fester libre­ment en toute sécu­rité !

La situa­tion des lycéens concernés par les blocus est inad­mis­sible : le lycée doit rester le lieu où les élèves peuvent tra­vailler pai­si­ble­ment et se réunir en assem­blées géné­rales s’ils le sou­haitent. Il faut tout faire pour éviter que les élèves se trouvent dans la rue sans moyens pour orga­niser leur mou­ve­ment, qu’ils soient livrés à des per­sonnes dont l’attitude confine par­fois à l’irresponsabilité.

Des lycéens pari­siens ont été en mars et avril 2016, l’objet de coups, tabas­sages, insultes, humi­lia­tions, de la part des forces de l’ordre. Des gardes à vue de mineurs, leur pla­ce­ment en dépôt, et des mises en examen ont eu lieu. Ni le nombre ni la gra­vité de ces mesures ne sont en rap­port avec le com­por­te­ment des lycéens : les rares faits avérés n’exigeaient pas ces mesures extrêmes. Il est inad­mis­sible que nos enfants soient en danger lorsqu’ils veulent s’exprimer, il est inad­mis­sible que nos enfants qui veulent étu­dier le soient éga­le­ment.

LA FCPE Paris condamne la vio­lence d’où qu’elle vienne, lycéens, cas­seurs ou fonc­tion­naires de police. Et elle regrette les dif­fé­rences de trai­te­ment, per­çues comme telles par beau­coup de parents, en termes de main­tien de l’ordre aux abords des éta­blis­se­ments en fonc­tion des quar­tiers, popu­laires ou non.

La FCPE Paris s’insurge contre les condam­na­tions arbi­traires des élèves, les menaces, les déci­sions d’exclusions prises par les conseils de dis­ci­pline ou sans conseil de dis­ci­pline. La FCPE Paris demande que le rec­torat, auto­rité admi­nis­tra­tive des lycées pari­siens, donne des ins­truc­tions com­plètes, claires et cohé­rentes aux per­son­nels de direc­tion des éta­blis­se­ments, afin de per­mettre d’assurer la sécu­rité aux abords des éta­blis­se­ments.

La FCPE Paris rap­pelle que les assem­blées géné­rales des élèves, espaces de la parole démo­cra­tique, doivent être auto­ri­sées et encou­ra­gées car elles per­mettent d’éviter un blocus total qui péna­lise tous les élèves et dégé­nère en ten­sions.

FCP — Paris
Paris le 31 mai 2016