Assurance chômage, droit du travail… le Medef nous les brise

Au cours d’une occu­pa­tion du siège pari­sien du Medef, Loïc est agressé par le chef de la sécu­rité. Loïc a été blessé, mis en GAV, mais c’est lui qui est inculpé pour « vio­lences volon­taires en réunion ». Procès le 5 août

Visite chez l’adversaire social

Mardi 7 juin 2016, parce qu’ils furent bien informés, 100 mani­fes­tants paci­fiques et déter­minés sont entrés au MEDEF.
Avec une bonne com­mu­ni­ca­tion, nous aurions été des mil­lions, au vu de nos reven­di­ca­tions :

  • Refus du blo­cage par le MEDEF des négo­cia­tions sur l’assurance-chômage.
  • Exi­gence que soit adopté l’accord du 28 avril pour les inter­mit­tents.
  • Indem­ni­sa­tion de l’ensemble des chô­meurs, et cor­rec­te­ment s’il vous plaît !
  • Oppo­si­tion au lob­bying du Medef sur le gou­ver­ne­ment (Crédit d’impôts, loi tra­vail…)
La petite his­toire…

Alors que l’atmosphère était rela­ti­ve­ment sereine, le chef de la sécu­rité du MEDEF a porté un coup bas à notre cama­rade Loïc, puis s’est pré­ci­pité dans son bureau afin de déposer plainte le pre­mier pour « vio­lences volon­taires en réunion » !

A l’arrivée de la police, tous ont été inter­pellés et soumis à une véri­fi­ca­tion d’identité.
Loïc a été conduit au com­mis­sa­riat pour 44 heures de garde à vue et une nuit passée au dépôt. Il a été libéré le 9 juin avec une convo­ca­tion au tri­bunal.

Un objectif commun

Medef et gou­ver­ne­ment ont en commun l’objectif et la méthode : pour faire taire les oppo­si­tions, frapper des mani­fes­tants puis les accuser de « vio­lences ».

Depuis 3 mois que dure la mobi­li­sa­tion contre la Loi « Tra­vail », le gou­ver­ne­ment s’obstine et uti­lise l’état d’urgence comme réponse aux reven­di­ca­tions du mou­ve­ment social.

Coups, bles­sures et muti­la­tions, per­qui­si­tions, condam­na­tions, assi­gna­tions à rési­dence et inter­dic­tions de mani­fester se mul­ti­plient.

Un coup contre l’un d’entre nous est un coup contre tous !

Arc-boutés sur leurs pri­vi­lèges, Medef et CFDT peuvent se plaindre et intri­guer, gou­ver­ne­ment et médias peuvent condamner à tours de bras… nous par­ta­ge­rons et impo­se­rons nos pro­po­si­tions, à com­mencer par les 3 points de cet appel :

  • La relaxe pour Loïc
  • La sépa­ra­tion du MEDEF et de l’État
  • Le refus de toute répres­sion contre le mou­ve­ment social

La péti­tion peut être signée sur le site de la com­pa­gnie Jolie Môme. La caisse de sou­tien peut être ali­mentée en envoyant un chèque à l’ordre de l’AIP à envoyer à cie Jolie Môme BP 22 – 92235 Gen­ne­vil­liers cedex