Appel à renforcer les solidarités et les soutiens contre la répression et les violences policières

Les Nuit Debout et le mou­ve­ment contre la loi Tra­vail conti­nuent avec des blocus, des mani­fes­ta­tions, des actions de grève et des occu­pa­tions. Le gou­ver­ne­ment y oppose une répres­sion sys­té­ma­tique : mani­fes­ta­tions empê­chées, dis­po­si­tifs poli­ciers déme­surés, pro­vo­ca­tions poli­cières, humi­lia­tions et menaces dans les com­mis­sa­riats, contrôles judi­ciaires, per­qui­si­tions, gardes à vue, com­pa­ru­tions immé­diates, peines de prison fermes, gazages et matra­quages sys­té­ma­tiques, éva­cua­tions vio­lentes, tirs de Flash-Ball et de gre­nades de désen­cer­cle­ment, drones et héli­co­ptères per­ma­nents, nas­sages et inter­pel­la­tions, inter­dic­tion de mani­fester, déten­tions pré­ven­tives, assi­gna­tions à rési­dence, tandis que les chefs d’inculpation s’alourdissent (ten­ta­tive d’homicide volon­taire, asso­cia­tion de mal­fai­teurs…).

Ces poli­tiques répres­sives et les vio­lences poli­cières sont à l’œuvre depuis long­temps dans les quar­tiers popu­laires et conti­nuent de tou­cher par­ti­cu­liè­re­ment les pauvres, les pré­caires, les jeunes, celles et ceux dési­gnées comme Arabes, Noirs, Roms, musulman.e.s, migrants et migrantes, sans-papiers.

La même vio­lence est à l’œuvre pour dis­cré­diter nos mobi­li­sa­tions et bâillonner nos reven­di­ca­tions, visant sans dis­tinc­tion, celles et ceux qui luttent, syn­di­quées ou non.

Ce gou­ver­ne­ment veut passer en force sa poli­tique libé­rale. Il cherche à casser les pra­tiques de soli­da­rité et de luttes col­lec­tives ainsi que les ten­ta­tives de réap­pro­pria­tion des espaces publics.

Nous dénon­çons la cri­mi­na­li­sa­tion du mou­ve­ment social et la poli­tique sécu­ri­taire du gou­ver­ne­ment, ampli­fiées par l’État d’urgence et relayées par les médias aux ordres.

Nous condam­nons fer­me­ment les arres­ta­tions, les gardes à vue, tout autant que les com­pa­ru­tions immé­diates, sym­boles d’une jus­tice de classe.

Les signa­taires de l’appel consi­dèrent qu’il est temps que cesse la répres­sion et agissent pour :

  • la défense du droit de grève, de réunion et de mani­fes­ta­tion,
  • l’arrêt des vio­lences poli­cières,
  • l’abandon immé­diat des pour­suites judi­ciaires et la libé­ra­tion immé­diate et sans condi­tion de toutes les per­sonnes empri­son­nées,
  • l’abandon des sanc­tions dis­ci­pli­naires, admi­nis­tra­tives, péda­go­giques contre les lycénEs et les étu­diantEs, les sala­riéEs inves­tiEs dans les mobi­li­sa­tions contre le projet de loi Tra­vail,
  • l’appel à des ras­sem­ble­ments de sou­tien devant les lycées, les tri­bu­naux, les com­mis­sa­riats et les centres de réten­tion
    l’appel à coor­donner les dif­fé­rentes ini­tia­tives (Legal Team, Défense Col­lec­tive, comités de sou­tiens, col­lec­tifs de familles…),
  • col­lecter des sou­tiens finan­ciers.

Réunion Mer­credi 15 juin à 18h à la Bourse du Tra­vail
(3 rue du Châ­teau d’eau, M° Répu­blique)
contact : sto­pre­pres­sion [at] riseup​.net

Pre­miers signa­taires

Asso­cia­tion Amé­lior, CGA, CIP IDF, CNT RP, Col­lectif pour la Libé­ra­tion de Georges Abdallah, Comité du 18 mai, Eman­ci­pa­tion Ten­dance Inter­syn­di­cale, Ensemble !, Femmes Ega­lité, FERC Sup CGT de Paris 8, NPA, PCOF, Sud Edu­ca­tion 92, Sud Edu­ca­tion 93, Urgence Notre Police Assas­sine.…